>
Archives

C.Otse

C.Otse a écrit 53 articles de C.razy world

Le Manga au Cameroun: Une culture bien plus présente qu’il n’y parait

oasg-2013-05-02-02h24m07s48

J’ai découvert les mangas avec le Club Dorothée. Le Club Dorothée est une émission jeunesse qui fut diffusée sur TF1 de 1987 à 1997. Je devais avoir deux ans à l’époque. J’aimerais tant écrire une histoire émouvante te racontant comment la première fois que j’ai regardé un anime (dessin animé japonais) je fus saisi de chair de poule, mon rythme cardiaque accéléra et j’eu les larmes aux yeux. Malheureusement je ne peux le faire. Pourquoi ? Tout simplement parce que je me suis confessé hier et généralement je préfère attendre au moins trois jours avant de recommencer à mentir. La première série animée japonaise que j’ai regardée à la Tv était « Jeanne et Serge ». Il ya mieux comme dessin animé pour un petit garçon de deux ans, pas vrai ? Heureusement juste après je fis la rencontre du plus grand manga de tous les temps, le père de tous les shonens nekketsus (cherche sur wikipédia, je peux pas tout faire pour toi quand même), cette œuvre qui a marqué toute une génération et qui continue d’être d’actualité aujourd’hui, 25 ans après sa création. Je veux bien entendu parler de Dragon Ball Z. Comme beaucoup de jeunes de mon âge, c’est avec DBZ qu’est née ma passion pour la japanimation. Les histoires épiques, les héros courageux qui affrontent toutes les difficultés pour défendre des valeurs telles que l’amour, l’amitié et la persévérance dans l’adversité. Tout était réuni pour fasciner le jeune rêveur que j’étais.

LE-MANGA-AU-CAMEROUN-UNE-CULTURE-BIEN-PLUS-PRESENTE-QU-IL-N-Y-PARAIT (11)

Dragon Ball Z / Jeanne et Serge

Avance rapide jusqu’en 2013. J’ai eu pendant de nombreuses années l’impression que le manga était devenu une culture underground au Cameroun, réservée à quelques geeks nostalgiques des jours heureux. Mais au fil du temps et des rencontres j’ai pu me rendre compte que le manga n’avait pas perdu en popularité. Il avait seulement changé de plateforme. Je m’avancerai même jusqu’à affirmer qu’aujourd’hui le manga est plus populaire ici qu’il ya 20 ans (oui oui, déjà… tu vieillis). Je vais te dire pourquoi je pense que la culture manga est bien plus présente au Cameroun qu’il n’y parait mais avant ça examinons ensemble son évolution depuis son arrivée dans notre beau pays.
(Petite anecdote : Au moment même ou j’écris cette introduction, assis à la bibliothèque, il ya un jeune homme à coté de moi qui regarde DBZ. Si c’est pas un signe du destin ça…) .

 


Ab Cartoon/ Mangas : Vous regardez les Sangokus ?

LE-MANGA-AU-CAMEROUN-UNE-CULTURE-BIEN-PLUS-PRESENTE-QU-IL-N-Y-PARAIT (10)

Ranma un demi / Fly

Au Cameroun la japanimation a été introduite au plan national avec l’arrivée sur le câble de la chaîne AB Cartoon. Si ma mémoire est bonne c’était dans les années 96-97. En fait je ne m’en rappelle pas très bien parce que mon seul vrai contact avec cette chaîne fut une fois chez un ami de ma mère à qui on était allés rendre visite un mercredi après-midi. A cette époque (comme pendant une grande partie de mon enfance d’ailleurs) la télévision était proscrite chez nous. Tout ce à quoi nous avions droit c’était de la lecture. Encore et toujours de la lecture. Bien sur le petit garçon que j’étais vivait un enfer tous les jours dans la cour à la récré lorsque mes camarades se racontaient l’épisode de Sailor Moon de la veille ou chantaient les génériques. C’était normal, je ne les avais jamais vus. Ceci dit, avec le recul je me rends compte que finalement ma mère a eu raison de nous bourrer de livres. C’est d’ailleurs elle qui m’offre mon premier manga. Le Tome 7 de Dragon Ball (la belle coïncidence). Je l’emportais partout avec moi. Je l’ai lu et relu un nombre incalculable de fois jusqu’à ce qu’il commence à tomber en lambeaux à cause de mes camarades qui voulaient tout le temps « calquer » (entendez « décalquer » #KmerTalk) tel ou tel dessin. Pendant ce temps toute une génération d’enfants était abreuvée de dessins animés venus du Japon par le biais d’AB Cartoons. La chaine diffuse des animes classiques et d’autres déjà diffusé dans le Club Dorothée. AB Cartoons devient « Mangas » en 1998 afin de se détacher de cette image de chaine pour les tous petits qu’on lui colle et qui crée des polémique vu les séries (considérées) violentes qu’ils diffusaient. Ce préjugé selon lequel tout ce qui est dessins animés est destiné aux enfants perdure d’ailleurs. Je suis fatigué qu’on (généralement les filles) me sorte l’éternel : « A ton âge tu regardes Naruto ? » -_- #Wtf.

Sauras-tu reconnaître tous les personnages que j'ai réunis sur cette image ?

Sauras-tu reconnaître tous les personnages que j’ai réunis sur cette image ?

C’est avec l’arrivée de DBZ sur la chaine que le phénomène manga explosa véritablement dans notre pays. C’était la folie !! Tout le monde en parlait, les enfants regardaient les épisodes par la fenêtre du voisin (histoire vécue), les cahiers étaient remplis de dessins des personnages. Les adultes avaient leur fameuse phrase : « Vous regardez encore les Sangokus ? » ou comme ma mère aimait à le dire, les « Mangas Ball Z ». Elle le dit toujours d’ailleurs. Je ne la rectifie plus. J’ai baissé les bras -_- .

L'un des moments les plus marquants de la série: La première transformation de Sangoku en super guerrier

L’un des moments les plus marquants de la série: La première transformation de Sangoku en super guerrier

 


Messapresse : le messie

LE-MANGA-AU-CAMEROUN-UNE-CULTURE-BIEN-PLUS-PRESENTE-QU-IL-N-Y-PARAIT (4)

Un kioske Messapresse dans la ville.

C’est avec la popularité grandissante de la japanimation que Messapresse a commencé à importer les premiers mangas. Au début c’était très varié. On pouvait y trouver des titres tels que Dbz, Card Captor Sakura, Hokuto no ken (Ken le survivant). A coté de ces gros succès, Messapresse importait également des œuvres beaucoup moins connues, voire vraiment obscures telles que Noritaka ou Black Cat. J’ignore si c’était le choix de la qualité ou si c’était juste le résultat de séries achetées en masse. Quoi qu’il en soit il y en avait pour tous les gouts. Le point sombre restait les prix. Tu pouvais te retrouver à payer jusqu’à 5000 Fcfa pour un tome de 30 pages !! Bonne chance pour convaincre tes parents de dépenser autant pour t’acheter quelque chose que « tu vois déjà à la télé ». Heureusement il y avait toujours les revendeurs chez qui on pouvait se procurer les mangas d’occasion. Bien sur il ne fallait pas espérer suivre l’ordre des publications et fallait faire avec les gribouillis des sales gamins (anciens propriétaires) qui te sautaient au visage sans crier gare au détour d’une page. Pourquoi vous faisiez ça ? Pourquoi vous coloriez au stylo rouge les yeux de Bulma ? Pourquoi ?!!! *Jette ordinateur par la fenêtre*

Voici tout ce qu'il me reste comme mangas. Quand je pense à ma bibliothèque d'il y a quelques années je n'ai que mes yeux pour pleurer.

Voici tout ce qu’il me reste comme mangas. Quand je pense à ma bibliothèque d’il y a quelques années je n’ai que mes yeux pour pleurer.

C’était aussi l’époque des revues spécialisées telles que le stupide D.Mangas (Ancien Dorothée Magazine), Manga Player ou Animeland que j’ai découvert grâce à ma grande sœur. Les choses ont bien changé depuis le temps.

LE-MANGA-AU-CAMEROUN-UNE-CULTURE-BIEN-PLUS-PRESENTE-QU-IL-N-Y-PARAIT (1)


La situation actuelle

LE-MANGA-AU-CAMEROUN-UNE-CULTURE-BIEN-PLUS-PRESENTE-QU-IL-N-Y-PARAIT (2)

Aujourd’hui la chaine Mangas est toujours disponible sur le câble et le satellite mais même si elle reste assez plébiscitée par les plus jeunes et les vieux nostalgiques comme moi, on est loin de ce qui était dans les années 90. Mais est-ce vraiment synonyme d’une baisse d’intérêt de la part du public ? Je ne pense pas. La programmation est différente aujourd’hui bien évidemment mais de nombreux animés cultes sont toujours diffusés, à l’instar de Nicky Larson, Cat’s eyes, les Chevaliers du Zodiaque, Patlabor et plus récemment c’est DBZ qui a fait son grand retour.

LE-MANGA-AU-CAMEROUN-UNE-CULTURE-BIEN-PLUS-PRESENTE-QU-IL-N-Y-PARAIT (12)

A coté de cela des animés récents sont diffusés aussi, dont certains en simulcast (Dans J+1 les épisodes sont diffusés le lendemain de leur diffusion au Japon).

LE-MANGA-AU-CAMEROUN-UNE-CULTURE-BIEN-PLUS-PRESENTE-QU-IL-N-Y-PARAIT (8)

Ce qui se passe est identique à ce qui est arrivé aux salles de cinéma. Comme je le disais plus haut, les plateformes ont changé. Les Camerounais ont commencé à déserter les salles de cinéma quand ils se sont rendus compte qu’ils pouvaient se procurer les films les plus récents plus facilement (internet, revendeurs, pirates), les voir plus rapidement que s’il fallait attendre leur arrivée au Wouri par exemple et le tout à moindre cout. De la même manière Mangas la chaine est devenue un peu obsolète parce qu’on avait désormais accès sur internet à une large variété de séries parmi les plus récentes plus facilement, plus rapidement et à moindre cout. Une chaine de télévision qui est soumise au jeu des droits de diffusions n’avait aucune chance face à cela. Et il en va de même pour les versions papier. Messapresse a quasiment stoppé l’import de mangas vers les années 2005-2006. Aujourd’hui en 2014 si vous entrez dans un kioske le seul manga que vous aurez la chance de trouver est DBZ (Le seul et unique ! Ok c’est décidé, je vais écrire un article sur cette œuvre…). Niveau publication il n’y a que Anime Land qui est encore importé et disponible dans les surfaces Casino (J’ignore si c’est le fait de Messapresse mais je pense bien que oui). Ce n’est pas parce que les jeunes n’aiment plus lire que les ventes ont chuté. Changement de plateforme. Les jeunes lisent les « scans » sur internet. Pourquoi attendre des mois pour lire la suite des aventures de tes héros préférés quand tu peux le faire quelques heures seulement après leur parution au Japon ? (plus vite, plus facilement et à moindre cout. Tu saisis la nouvelle devise ?). Désormais pour espérer tomber sur un manga il faut fouiller dans les piles de livres et magazines, entre les SAS et Harlequins que proposent les bouquinistes. Rien que l’année dernière j’ai trouvé un exemplaire de Ranma ½ en allemand et un de Dbz en espagnol. Je les ai achetés tous les deux. Je sais pas pourquoi. Je voulais les avoir.

Tu laisserais tes enfants regarder ce genre de "programmes pour gamins" toi ?

Tu laisserais tes enfants regarder ce genre de « programmes pour gamins » toi ?

Par contre pour les animés il existe un certain nombre de revendeurs. Par exemple les « vendeurs de cd piratés » dans la rue chez qui par chance tu peux tomber sur une ou deux séries qui valent la peine, même si le découpage des saisons va souvent jusqu’à 20 (va savoir pourquoi cette obsession pour les saisons chez ces gens). Il ya aussi les espaces gaming/multimédias qui en proposent et généralement là c’est mieux structuré et le gars qui te vend sait de quoi il parle. En dehors de ça il ya toujours la bonne vieille clé usb qui se charge de transférer les séries d’un ordi à l’autre, mais cette option dépend de si tu connais les bonnes personnes bien sur. Les mangas sont partout, dans les ordinateurs, à la télévision (de nombreuses « chaines du câbleur en diffusent »), sur les cartables de nos enfants, sur les murs des écoles primaires, dans les consoles de jeux vidéos, dans les centres multimédias, en ville, au village, PARTOUT !

Espace gaming/multimédia que j'ai découvert récemment à Yaounde (Quartier Mendong)

Espace gaming/multimédia que j’ai découvert récemment à Yaounde (Quartier Mendong)

En tant que passionné de cette culture fascinante qu’est celle du pays du soleil levant je pense que les Camerounais gagneraient vraiment à mieux la connaitre. C’est dans cet effort que l’ambassade du Japon au Cameroun organise tous les ans « The Eighth International MANGA Award » un concours international qui récompense les œuvres originales de nombreux auteurs de par le monde. Les candidatures pour cette année sont closes depuis le mois de mai dernier et le vainqueur sera connu lors de la cérémonie de remise de prix en Janvier 2015 à Tokyo mais pour ceux que ça intéresse, rendez-vous l’an prochain. Oui, il se passe des tas de choses en back back comme on dit. Et finalement c’est peut être même mieux ainsi. Je n’aimerais pas que la culture manga devienne comme le hip hop au Cameroun, pleine de vautours qui n’y connaissent rien et sont prêt à caricaturer cet art juste pour se faire de l’argent. Non. Je ne parle pas de Maahlox. Non. Je ne parle pas de lui.

LE-MANGA-AU-CAMEROUN-UNE-CULTURE-BIEN-PLUS-PRESENTE-QU-IL-N-Y-PARAIT (1)

 

 


Bons plans
Pour avoir marché dans tout le pays pour trouv…oh…pardon, j’oubliais que je suis contre le mensonge. Rectification, pour avoir marché dans tout Douala et Yaoundé à la recherche d’oasis me permettant d’étancher ma soif draculéenne de mangas et de japanimation, j’ai pu établir un carnet d’adresses plutôt intéressant. Alors si tu es passionné et aimerais savoir ou trouver des mangas en vente, des animes, rencontrer des gens qui partagent la même passion que toi, participer à des évènements à Yaounde ou à Douala mais tu n’as aucune idée pas plus que tu ne sais l’utilité du nombre Pi, sèche tes larmes, je vais te sauver du ndem. Pour cela il suffit de t’inscrire à ma newsletter ici, de m’envoyer un mail (en réponse à celui que tu recevras) et on pourra échanger. Tu ne pourras pas dire que je ne t’offre jamais rien jeune otaku.

Ça fait plus d'un an déjà que j'ai acheté ce sticker à un marchand ambulant. Mon ordi a la classe non ?

Ça fait plus d’un an déjà que j’ai acheté ce sticker à un marchand ambulant. Mon ordi a la classe non ?

P.S : Bon j’avoue que j’ai quand même menti à un moment dans cet article. En vérité le premier manga à avoir été diffusé sur le territoire camerounais c’est « Le roi Léo » de la légende Osamu Tesuka au début des années 90 sur la CRTV donc bien avant l’arrivée de AB Cartoon. Mais comme je sais que tu as autant horreur de cette chaine que moi, je suis persuadé que tu m’as déjà pardonné 😉

Le Roi Léo que Disney a salement copié.

Le Roi Léo que Disney a salement copié.

C.Otse qui vous l’a dit…

All about that bass: La nouvelle obsession de la pop culture pour les gros postérieurs (-18)

ALL-ABOUT-THAT-BASS-LA-NOUVELLE-OBSESSION-DE-LA-POP-CULTURE-POUR-LES-GROS-POSTERIEUR (3)Un sujet à priori sulfureux. Cependant, vu le degré de tolérance auquel les médias nous ont menés aujourd’hui il se pourrait que cette introduction soit déjà ringarde. Alors j’en vois qui se disent déjà: <<Pff ! Je vois pas pourquoi cet article est interdit aux moins de 18 ans. C’est vraiment un coincé ce type>>.Eh bien, si vous êtes de ceux là n’ayez crainte, vous n’êtes pas des pervers (ou peut être que vous l’êtes, après tout je peux pas savoir), vous êtes juste bien ancrés dans votre époque. A l’ère ou les jeunes garçons regardent leur première vidéo érotique à onze ans, l’âge des premiers rapports sexuels des jeunes filles est descendu à 13 ans et les films et jeux vidéos tous publics sont de plus en plus violent, il devient effectivement très difficile de heurter les sensibilités. Dans tous les cas ce n’est aucunement l’objectif de ce post, mon intention étant uniquement de partager ma réflexion sur ce fait de société qu’est devenue l’obsession pour les grosses fesses dans l’industrie musicale, au-delà de la culture hip hop.

PS : A l’attention de la gente masculine: S’il vous plait les gars, essayez quand même de lire les écrits entre les images d’illustration. On se connait 😉

ALL-ABOUT-THAT-BASS-LA-NOUVELLE-OBSESSION-DE-LA-POP-CULTURE-POUR-LES-GROS-POSTERIEUR (1)

D’où vient cette obsession ?

Il ne serait pas idiot de faire le lien avec l’avènement du « twerk » dont voici la définition Wikipédia :

« Le twerk, de l’anglais twerking, est une danse qui incite à l’acte sexuel. Le danseur — généralement une femme — secoue ses fesses d’une manière sexuellement provocante, alors qu’elle est dans une position accroupie. Cette danse est une variation du mapouka et du soukous, danses de Côte d’Ivoire, du Congo et d’Haiti. Depuis la fin des années 1990, elle a été associée à la Bounce music du Dirty South et a été diffusé par l’intermédiaire de vidéos de hip-hop grand-publics et des sites populaires de partage de vidéo-clips depuis le milieu des années 2000. »

L’une des particularités de cette danse est que sans être un pré requis, il est répandu que posséder un postérieur fourni est nécessaire pour une bonne prestation (ouais dites ça à Miley). Et en 2013 tout le monde s’est essayé au twerk (et Miley qui s’entête). Cela a eu pour effet que le postérieur était au centre de toutes les attentions. On ne saurait donc ignorer l’influence qu’a eue cette danse sur la perception du derrière féminin. Mais à coté de ça ce dernier a eu des ambassadrices de poids (sans mauvais jeu de mot bien sur 😉 ).


Nicki Minaj

ALL-ABOUT-THAT-BASS-LA-NOUVELLE-OBSESSION-DE-LA-POP-CULTURE-POUR-LES-GROS-POSTERIEUR (7)

Depuis son arrivée sur la scène en 2007, le royal postérieur a fait couler beaucoup plus d’encre que sa musique. Disproportionné, sexy, fake, bankable, etc, tout a été dit à son sujet et c’est loin d’être terminé. Il nous a été servi à toutes les sauces depuis « Massive attack », le premier single de son premier album jusqu’à son plus récent single « Anaconda » qui sample « Baby got back » de Sir Mix-a-Lot. Et témoignage de l’évolution des mœurs, le clip de « Baby got back » sortit en 1992 ne présente pas de filles avec des fesses aussi rebondies que celles dont il est question dans les lyrics de la chanson. Il aurait été complètement censuré à cette époque sinon (les gars on remercie Dieu d’être vivant en 2014 ?). Quoi qu’il en soit, le succès de Nicki Minaj a indéniablement contribué à décomplexer la femme afro américaine dont les formes généreuses ont longtemps été l’objet de ridicule. Difficile à concevoir pour un camerounais? Et pourtant cela se comprend aisément quand on tient compte du fait qu’elle évolue dans une société ou les standards de beauté font l’apologie du corps svelte pouvant entrer dans un jean taille 34. Sans être la première (Jennifer Lopez, Beyonce), la démesure de Nicki Minaj a énormément boosté l’acceptation par l’Amérique blanche des formes généreuses de la femme noire. Serait-ce le moment propice pour Majoie Ayi de s’exporter aux USA ?

Majoie Ayi

Majoie Ayi



Butt is the new boobs

ALL-ABOUT-THAT-BASS-LA-NOUVELLE-OBSESSION-DE-LA-POP-CULTURE-POUR-LES-GROS-POSTERIEUR (4)

On assiste progressivement à une inversion des standards de beauté. Le culte de la minceur a de moins en moins d’adeptes. Ce message de personnalités influentes qui a longtemps été celui de l’acceptation de son corps tel qu’il est, l’acceptation de ses rondeurs ou absence de formes est aujourd’hui détourné aux mêmes fins que ce contre quoi il s’est tant battu par le passé. Aujourd’hui la minceur est de plus en plus marginalisée et au lieu de célébrer leur généreux postérieur, nombreuses sont celles qui disent <<Fuck the skinny bitches in the club>> comme Nicki Minaj dans « Anaconda ». La balance ne s’équilibre pas, elle penche seulement de l’autre coté. Heureusement ou malheureusement, l’impact qui bien qu’étant important sur la culture afro américaine est encore minime dans les suburbs américains. Quoique, un petit tour sur Vine tend à montrer que ce n’est qu’une impression. Cette tendance est sans surprise visible dans les rues de Douala, qui a toujours été particulièrement sensible à la culture américaine en comparaison à d’autres villes du Cameroun. La paire de leggings est devenue une seconde peau ici. Serait-ce pour cela qu’une loi a été passée il ya quelque mois sanctionnant les tenues féminines indécentes ? Hmm… Ceci étant, la femme noire étant généralement dotée de formes généreuses, il est d’avantage question pour les femmes camerounaises d’être fières de leur corps que de s’arrimer à un quelconque standard. Je pourrais dire la même chose au sujet des femmes afro américaines s’il n’était pas chose courante pour elles d’avoir recours à des butt shots.

La chanteuse de Rnb K Michelle a admit avoir eu recours à la chirurgie

Des célébrités telles que la chanteuse de Rnb K Michelle et Tameka « Tiny » Harris, la femme de TI ont admis avoir eu recours à la chirurgie

 

 Les butt shots sont des injections et implants auxquels un nombre grandissant de femmes a recours dans le but d’augmenter la taille de leur derrière. Cette nouvelle dictature de la beauté pousse ces dernières à souvent se mettre en danger car pour arriver à leur fins elles vont jusqu’à se faire opérer au noir, nombre de ces injections étant illégales. On pourrait croire que ce sont les femmes blanches qui rêvent de ressembler à Kim Kardashian qui constitueraient la clientèle majoritaire de cette pratique mais ce n’est pas le cas. La demande en buttshots est plus forte au sein de la communauté afro américaine. Well, je peux affirmer sans trop me tromper que le résultat est souvent désastreux. Moguldom Studios a d’ailleurs réalisé un documentaire très divertissant mais néanmoins assez pertinent sur le sujet et dont voici le trailer.

ALL-ABOUT-THAT-BASS-LA-NOUVELLE-OBSESSION-DE-LA-POP-CULTURE-POUR-LES-GROS-POSTERIEUR (2)

Dans une autre mesure nos sœurs africaines ne sont pas à l’abri de cette recherche du postérieur arrondi. Il y en a des remèdes miracles qui circulent sur Facebook et qui promettent la lune aux jeunes femmes. Il a même été une pratique courante chez les femmes en République Démocratique du Congo de s’administrer le cube Maggi par voie anale afin de grossir leurs fesses. Comme dirait la patronne Céline Fotso : Wanda XXL O_o.

ALL-ABOUT-THAT-BASS-LA-NOUVELLE-OBSESSION-DE-LA-POP-CULTURE-POUR-LES-GROS-POSTERIEUR (5)


La récupération par les artistes

ALL-ABOUT-THAT-BASS-LA-NOUVELLE-OBSESSION-DE-LA-POP-CULTURE-POUR-LES-GROS-POSTERIEUR (6)

L’expression « Sex sells » n’a jamais mieux porté son nom qu’aujourd’hui. Les clips hip hop restent fidèles à leur réputation avec des tas de « biatchs »en strings qui se frottent inlassablement aux rappeurs. Dans le rnb tous les prétextes sont bons pour Trey Songz de tomber la chemise tandis que les Rihanna et autres Beyonce ondulent à moitié nues devant les caméras en ne se cachant qu’à l’aide d’un pseudo féminisme que seuls les aveugles arrivent à voir. Les maisons de disque ont compris que le postérieur proéminent n’avait plus d’attrait uniquement pour les adeptes de la culture black américaine mais que de jeunes blancs en pleine puberté bavaient devant la plastique de Nicki Minaj. Alors oui je sais, ce nom revient énormément depuis le début de cet article mais que voulez-vous ? C’est elle le moteur de ce mouvement. Rendons à Nicki ce qui est à Nicki. Pas étonnant alors que le bas du dos soit devenu le centre de toutes les attentions. Il n’ya qu’à passer en revue les clips vidéos de ces 12 derniers mois pour s’en rendre compte. Même la mère Jennifer Lopez a décidé de surfer sur la vague. Elle a surement béni le ciel de se voir servir comme ça sur un plateau un moyen de refaire parler de sa musique. Résultat, à 44 ans elle nous propose « I luh ya papi » et l’explicit « Booty » featuring la nouvelle sensation hip hop Iggy Azaelia, australienne d’origine et tout aussi bénie niveau booty.

Iggy Azaelia

Maintenant on pourrait s’interroger : Cette récupération par les artistes est-elle dangereuse pour la musique? Ma réponse est tout simplement non. Il a toujours existé des artistes-produits marketés comme étant des objets sexuels et il en existera toujours. Les maisons de disque appuient sur la corde qui atteint le plus large public et on a beau considérer ces compagnies comme étant vénales et sans scrupules, le fait reste que pour elles c’est juste du business. Sans enlever la responsabilité artistique de ces stars, je suis plus d’avis que c’est à l’auditeur lui-même d’éduquer son oreille. Le pouvoir n’est pas entre les mains des professionnels de la musique mais dans celui du public. Maintenant est-ce dangereux pour la perception de la femme dans la société ? Sommes-nous en pleine régression dans le combat contre la femme-objet ? A vous de vous faire votre propre idée. Pour ma part je reste « All about that bass ».

C.Otse qui vous l’a dit…

C.music: Entretien avec ANG

C-MUSIC-ANG-BEATMAKER (2) Angelot Elong, plus connu sous la signature de ANG fait partie de cette nouvelle génération de beatmakers camerounais dont l’univers me parle énormément. Je l’ai découvert grâce au titre ‘Bien ou bien ‘du rappeur Killamel, dont il assurait la production. Le succès fut tel qu’il a même réussi à réunir les têtes de proue du hip hop mboa à l’instar de Duc Z, Krotal et Nostra. Un vrai casting de luxe. ANG et un talent qui mérite largement d’être connu alors en attendant que l’on concrétise une collaboration future (si si ^^) je vous laisse découvrir cet entretien que j’ai pu avoir avec l’homme. Capital ANG !!

Tes premiers pas dans le son.

Bercé dans le son depuis mon enfance , j’ai toujours ecouté beaucoup de musique et ça on va dire c’est en partie grace a mes ainés qui étaient de gros fans de Hip hop. J’ai donc juste suivi et en parallèle y’avait un ami à mon grand frère qui gérait une discotheque. Tout commence donc par la passion du DJ’ing. A l’époque je ne pensais mm pas faire du rap ou produire des sons (je voulais avoir une discotheque, ma discotheque lol)

C-MUSIC-ANG-BEATMAKER (3)

Les premiers artistes avec qui tu as travaillés.

Mes premières rimes comme mes premières prods furent elaborées sur les bancs à l’époque du college,.Le rap c’etait pas mon truc à l’epoque comme j’ai dit plus haut. Moi mon truc c’était les mix,la musique, mais la pratique même de l’art me semblait complexe. Par contre mon voisin de banc et ami Tom K lui etait un gros kickeurs. Oui faut le dire pour ceux qui ne le savaient pas, le mec kick depuis lepoque du cartable (lol). Donc je dirais que c’est lui qui m’initie vraiment dans le truc. Même ma 1ere utilisation de FL studio c’est chez lui que je decouvre le logiciel et tout… Ensuite je rejoins mon premier crew : Black à la Page (BLP) avec Armel Walladj, Boovier,VR, Orhix et Toxic. Les choses ne se passent pas comme prevues et le groupe se dissout. Là je continue mon petit chemin avec Boovier et ensemble nous formons Do-Dei. Entretemps je rencontre un tas de mc’s et de personalités influentes dans le milieu ,dont Sir Nostra et ACh4Life aka Achille DJoumessi, qui m’offre ma 1ere grosse scene solo. Savoir que des grands freres comme eux me soutiennent à cette époque c’etait un gros point positif alors je my suis lancé pour de vrai.

C-MUSIC-ANG-BEATMAKER (4)

Ton regard sur la musique urbaine au Cameroun aujourd’hui.

Je pense que la musique urbaine aujourd’hui, comme toujours même a un gros potentiel. Il faudrait juste que chacun soit à la place où il devrait être, fasse les choses bien,croie en ces artistes, mais surtout fasse des hits !!! Si tous ces éléments sont réunis, je crois qu’il y aura beaucoup de choses qui vont avancer et on pourra arrêter de se plaindre. Et aussi un dernier details, il faudrait arrêter de chercher la personne sur ki remettre la faute, apprenons à faire les choses nous mêmes. Ne dis-t’on pas qu’impossible n’est pas camerounais??

Tes projets en vue.

Je suis en pleine preparation de ma compil « CAPITAL G » dont le 1er extrait « I Love this game » de la rappeuse 20cent a été balancé il ya quelques mois sur la toile. Cette compile sera la conclusion de la trilogie (CApital A, CApital N) mais cette fois on evoluera de la beat tape a une sorte de LP reunissant un bon paquet d’artistes, le tout orchestré par mes instrus. Ce sera un melange culturel interessant car la compil rassemblera des mc’s de part le monde. D’ ici peu la tracklist seras dispo et aussi la date de sortie…so just be Ready!

988683_10201596615414556_465808482_nNOTE: La Beat tape de ANG « 237 On Air » dont l’intégralité des prods sont construites autour de samples issus de la musique camerounaise est en téléchargement gratuit ici

http://www.soundcloud.com/ang-official

Twitter: @degrandowANG

Recap: Soirée 2gether @ Kajazoma

Vendredi dernier c’était la première édition des soirées 2gether organisées par Akuma Tv. Lire la suite

C.music: Mboa Tape Vol 1

La Mboa Tape Vol 1 buzze sur la toile depuis son lancement. Quels sont les ingrédients qui ont permis ce succès ? Qui en est le chef d’orchestre ? lmmersion au cœur du phénomène internet de ces derniers jours. Lire la suite

C.visuel : I Smile , I’m beautiful – Part 2

Deuxième volet de la série  « I smile, i’m beautiful », célébrant la beauté qui se cache derrière un sourire sincère. Lire la suite

C.music: Le probleme Charlotte Dipanda

Charlotte Dipanda est une jeune chanteuse camerounaise qui connait un succès retentissant depuis la sortie il ya quelques années de son premier album intitulé « Mispa ». Son style peut être qualifié de soul, afro beat, makossa et dans une certaine mesure même, Rnb. Son deuxième album « Dube lam » , que j’écoute d’ailleurs en boucle au moment ou j’écris ces lignes, est sorti au courant de l’année 2012 et est venu conforter sans surprise son statut de numéro un de la musique camerounaise.

« Si tout va si bien pourquoi tu parles alors de problème ? »

3775000032630

La réponse est simple. Je pense qu’il ya un problème lorsqu’un artiste aussi talentueux et influent se contente d’un statut inférieur à celui qu’il mérite réellement. Cette jeune femme a tout ce qu’il faut pour entrer au panthéon de la musique camerounaise, voire africaine, aux cotés de géants comme Richard Bona et autres Grace Decca, Dina Bell et Petit Pays. je pense même très sincèrement qu’elle a ce qu’il faut pour surpasser ses prédécesseurs parce que ne l’oublions pas, elle a réalisé quelque chose qui n’avait jamais été fait auparavant : Charlotte Dipanda a réussi a toucher un public très large et surtout très varié en proposant ce que ma mère appelle ‘la musique des grands’. L’afro jazz n’a jamais été un genre populaire au Cameroun et jusqu’à l’avènement de Charlotte elle était encore considérée comme une musique assez élitiste (en témoignent les prix des concerts de Richard Bona). Comment a-t-elle donc fait pour que jeunes, moins jeunes, bourgeois, nantis, ouvriers, intellectuels, illettrés, etc, se retrouvent dans sa musique ? Croyez-moi, si je le savais je serais allé immédiatement appliquer la formule.

Avec de tels états de service comment se fait-il donc qu’elle ne soit pas traitée avec plus de respect et de considération que ce qui est déjà ? Je pense qu’elle en est la seule responsable, intentionnellement ou pas. Ce qu’il faudrait pour que Charlotte Dipanda occupe cette place de reine incontestée et icône de la musique camerounaise qu’elle mérite largement tient en deux points :

1. N’aie pas peur de ton succès, Charlotte.

2. L’image aussi est importante.

c-music-Le-probleme-charlotte-dipanda (3)

En live avec Ben Decca

 

1. N’aie pas peur de ton succès, Charlotte.

Charlotte Dipanda est sans aucun doute l’artiste le plus influent auprès des jeunes à l’heure actuelle. Ce fait tient en une phrase mais ses implications pourraient remplir des centaines de pages. Du fait que les jeunes écoutent ce qu’elle a à dire, elle devrait plus souvent se mettre en avant afin de diffuser des messages positifs à leur adresse, à notre adresse. Ceci ferait voir à tout le monde qu’elle est vraiment cette grande sœur vers qui tous les jeunes ont le regard tourné et pas seulement une énième chanteuse à succès. Le concept de sa tournée actuelle par exemple n’est pas à la hauteur du nom qu’elle porte, « Campus tour ».17286_10200852654429534_1976395076_nLorsqu’on y regarde de près on se rend compte qu’en fait il ne s’agit pas de faire le tour des universités comme on pourrait le penser car à Yaoundé le concert s’est tenu au Palais des sports, à Douala il sera au parcours Vita, etc. Moi j’avais espéré qu’elle fasse effectivement le tour des campus même si elle n’y donnait pas ses concerts. Mais une tournée dans les universités des villes retenues pour ses concerts, avec un message fort comme slogan, des conférences débats ou elle aurait partagé son expérience avec ces jeunes qui seront bientôt dans la vie active. C’aurait été une occasion de plus pour pouvoir vendre des souvenirs à son effigie, ses albums, offrir quelques places de concert et faire monter le buzz avant le grand spectacle. Tout ça aurait servi à créer une connection plus solide avec sa fanbase qui finalement ne la voit que sur scène. J’ai eu vent d’une conférence à l’ UCAC qu’elle devrait parrainer dans quelques jours mais je ne m’embêterai pas à y aller car le programme ne répond pas à mes attentes. Sa notoriété devrait lui servir à apporter sa pierre à l’édifice culturel dans notre pays mais elle ne l’utilise pas à sa pleine capacité. C’est pour ça que je crois que Charlotte Dipanda a peur de son succès, peur de la responsabilité que ça entraine inévitablement, peur de mal faire et de décevoir . Mais tu ne devrais pas, parce que nous tes fans, nous ne te laisserons jamais tomber 🙂 .

En studio avec Richard Bona

En studio avec Richard Bona

2. L’image aussi est importante

Je vais être clair et direct : l’équipe qui s’occupe de la communication de Charlotte devrait être fusillée. C’est bien simple, rien ne va. Le choix des émissions, les termes d’interviews, les affiches publicitaires, les spots, les photos promos … TOUT EST A REVOIR !! Parlant des photos promos, une petite recherche Google permet de voir que comme pour l’album précédent il n’y en a que qu’une petite dizaine. C’est insuffisant, surtout si ce sont ces même photos qui après avoir fait le tour des blogs, se retrouvent dans la pochette de son album, en affiches, tracts, dans les magazines, etc. Pour la promotion d’un album elle devrait faire des shooting pour chaque évènement majeur, que ce soit la sortie de clips, la mise en avant de chansons a potentiel de singles ou plus récemment l’annonce d’une tournée prochaine. frDe plus, Charlotte arborait une coupe de cheveux différente de celle qu’elle avait lors de son dernier passage ici mais alors que le fait qu’elle se soit coupé les cheveux aurait été une mine d’or pour générer de l’excitation autour de ses concert qui étaient à venir, c’est tout simplement passé inaperçu et on a eu droit sur les affiches pubs à ces mêmes photos ou elle avait encore les cheveux longs. Par ailleurs un à deux clips seulement par album, je trouve ça très insuffisant. Je sais que ça coute de l’argent mais nous les fans aimerions voir plus de ses facettes artistiques et le clip vidéo est un bon espace d’expression. Si elle et son équipe prenaient en compte tous ces petits détails qui mis ensembles font quand même l’image dans son intégralité, alors je suis prêt à parier que son statut prendrait spontanément du grade.

Vous savez que généralement je n’écris pas autant, mais quand c’est le cœur qui parle il devient difficile de l’arrêter. Ceci dit la tournée est loin d’être finie donc pour ceux qui n’ont pas encore vu Charlotte Dipanda en concert, réparez très vite cette erreur.

C.Otse qui vous l’a dit…



http://www.charlottedipanda.com

C.fou: Je n’ai rien à dire…

Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je n’ai rien à dire aujourd’hui. Pourtant trois sujets ont attirés mon attention ces derniers temps…

Lire la suite

C.fashion: A$ap Rocky

Il représente New York mais il rappe comme un mc du sud et s’habille comme s’il était de Chicago. Vous l’aurez compris, A$ap Rocky est différent. Fort du succès de ses titres « Peso » et « Purple swag » qui l’ont révélé au grand public, il est apparu sur la scène comme un ovni que personne n’avait pu prévoir. Mais après avoir disséqué le personnage je peux dire deux choses :

                             1. A$ap Rocky n’est pas un rappeur hyper talentueux 

                                 2. A$ap Rocky a le potentiel d’être une icône de la mode

ASAP-Rocky-by-Francesco-Carrozzini-for-LUomo-Vogue-

1. A$ap Rocky n’est pas un rappeur hyper talentueux

J’ai écouté quelques uns de ses titres, que ce soit tirés de ses mixtapes, ses featurings ou son album, et je n’ai pas reçu la claque à laquelle je m’attendais (que j’espérais ?). Seulement voilà, depuis je suis malgré tout devenu fan du mc, en témoigne son titre ‘’Peso’’ qui tourne en boucle dans mon casque (mes Twitter followers en savent quelque chose). Comment cela s’explique-t-il ? Me demanderez-vous. Eh bien, la réponse est simple : Le charisme. Il suffit de regarder un de ses clips pour se rendre compte d’à quel point A$ap a une présence et un charisme indéniables. Cette aura qu’il dégage fait qu’immédiatement on est captivé et ce même si le son est faible . Appelons cela l’effet Jay Z parce que bong sang, ça s’en rapproche. Un très bon exemple est la vidéo du titre ‘’Yellow tape’’ ou il feature aux cotés de Fat Joe, Lil Wayne et French Montanta (Rdv à 1:42)

2.A$ap Rocky a le potentiel d’être une icône de la mode

Beaucoup le considèrent comme le nouveau Kanye West du fait de son style vestimentaire avant gardiste et très high end fashion. Je ne dirais pas qu’il est le nouveau Kanye vu que j’ai jamais compris pourquoi on le considérait comme un génie de la mode et que je n’ai jamais été touché par sa vision. Par contre j’adhère complètement à celui du boss du A$ap Mobb. Un mélange de haute couture et de street wear qui est la plupart du temps très bien orchestré. Il a d’ailleurs fait plus de couverture de magazines de mode qu’il n’en a fait pour sa musique. Jeremy Scott, Prada, Dolce & Gabbana, Gucci sont ses marques de prédilection et il rejoint la vague des 2 Chainz, Big Sean et autres French Montana qui versent dans les bijoux gold vintages.Son sens de la mode reste unique et (heureusement) difficile à qualifier avec exactitude. Je le considère déjà comme une icône de la mode. Maintenant il reste plus qu’à attendre que vous voyiez ce que moi je vois.

C.Otse qui vous l’a dit…

C.visuel: Fallen Princess

Si vous etes comme moi et que vous vous etes souvent demandé ce que seraient devenues les princesses Disney si elles n’avaient pas « vécu longtemps et eut beaucoup d’enfants », alors vous aller adorer cette série de photos par Dina Goldstein, titrées “Fallen Princesses”. Entre la belle au bois dormant qui ne se réveille jamais et la petite sirène qui finit dans un aquarium, ya de quoi faire tripper vos petits esprits sadiques.

La petite sirène qui finit dans un aquarium.

Cendrillon

C.Otse qui vous l’a dit…

 

C.twitter